~ La légende de Lénaïg ~

Dans la légende Lotoise, il existerait, cachée dans les rues de la ville de Puy-L'évêque selon l'ancien cadastre, une source d'eau aux vertus thérapeutiques. Mais à ce jour personne ne connaît son emplacement exact.

Jalousement gardée par Lénaïg, la femme-papillon, il est dit que la source aurait brutalement disparue une nuit de novembre…

 

Au temps où les rois contrôlaient les richesses des paysans et où les druides exerçaient publiquement leur magie, Lénaïg venait en aide aux personnes malades et très affaiblies en leur offrant un peu de son eau miraculeuse.

Personne ne savait où elle vivait, mais elle était toujours accompagnée d'une dizaine de papillons et disparaissait aussi subitement qu'elle apparaissait. Son aide précieuse était toujours très attendue et cela finit par attirer l'attention de gens malhonnêtes.

Dans la région, on entendait partout parler de la femme-papillon, qui guérissait tous les maux. Les malades affluaient et erraient dans les ruelles dans l'espoir d'apercevoir Lénaïg. Certains en avaient même profité pour en faire un commerce, en assurant que la femme-papillon viendrait les guérir, contre une somme abominablement astronomique pour l'époque.

 

Dés lors, la jeune femme se fit de plus en plus discrète. Les notables de la ville répandirent la nouvelle que la petite fille d'un puissant seigneur était gravement malade depuis plusieurs semaines, un mal inconnu la rongeait. Une nuit, Lénaïg ayant entendu l'appel, pénétra dans le château de ce seigneur et apporta une rasade de son eau à la petite fille, mais alors qu'elle s'apprêtait à repartir, une horde de soldats lui barra la route.

Elle qui était toujours venue en aide aux plus malheureux, la voila remerciée ainsi, traquée comme une bête sauvage. Ses amis papillons s'affolaient et tournoyaient de plus en plus vite autour d'elle. Elle s'agrippait à la porte du château pour échapper à ses poursuivants lorsque soudain, dans une boule de lumière, Lénaïg et ses amis s'évaporèrent…

 

Aujourd'hui, il ne reste plus de l'existence de la femme-papillon que deux mains de pierre s'agrippant aux branches de lierre au-dessus de la porte du château de la rue Bovila…

 

Retour